15.12.08

The Bridget Jue's Diary ou Les Hauts et les bas d'une «so»psy à potins !


Quoi! Mes derniers mots dans ce blogue datent de la mi-juillet : c'est de plus en plus pathétique. Six mois que je n’ai pas écrit! Qu’ai-je fait pendant la moitié d’une année? Où avais-je la tête? Où avais-je le cœur surtout?

Après m’être vouée toute entière à mon travail pour résorber la crise organisationnelle qui s’y vivait (mais sans doute aussi pour atténuer ma propre crise émotionnelle d’une douloureuse peine d’amour qui a entamé l’année 2008) est enfin revenue une certaine paix dans ma vie.

De la paix professionnelle et intérieure je crois bien, qui ont enfin permis de faire de la place aux frivolités du cœur, qui ont donné de l’espace à d’éventuelles possibilités de relations … « et de corrélations non significatives avec marge d’erreur », s’empresse d’ajouter la psy, maudite psy qui efface le magique de ses statistiques!


C’est par l’improvisation que ma trépidante vie romantiquo-sentimentalo-dramatico-comique a recommencé cet été, et c’est aussi sous le ton de l’improvisation qu’elle prend fin. Pénalité à la joueuse Croteau pour retard de jeux, confusion et non respect du cœur!

De belles rencontres pourtant, de très belles des rencontres, imprévisibles, anecdotiques, chaotiques, drôles, hasardeuses, touchantes, romantiques, sincères et tristes aussi.

De l’écriture, de la musique, beaucoup de musique, des hasards, de la synchronicité, du destin arrangé avec le gars des vues, des pluies d’été, un parapluie rouge, des signes du ciel, des hosties de signes du ciel à déclasser Les Aimants du palmarès en la matière.

Du kilométrage, des discussions profondes, des phrases superficielles aussi, des contacts chimiquement cosmiques, des négociations avec Dieu, de la fuite, de la spontanéité, des coups de foudre qui séparent le cœur en deux, de la passion, et des baisers magiques!

Que des débuts, que de beaux débuts sans développement, et des fins bien sûr! Que des étincelles, pas de flamme! Du moins pour l’autre… car moi c’est certain, je m’enflamme! Au diable le bois d’allumage, c’est un feu de St-Jean à Lyster que je veux… au risque d’y passer le mobilier!

«je suis du bois d’allumette qui se consume et je présume
que tout chemin se termine,
autant pour prince que pour vermine,
la vie est ainsi faite.
imparfait, l’amour est imparfait » (D Bélanger)


Tout ceci a l’air bien dramatique, j’en conviens, mais j’aurai tout de même eu le mérite d’avoir fait rire bon nombre de mes amies et amis avec mes histoires dignes Des hauts et des bas de Sophie Paquin ou Du journal de Bridget Jones. À la peine, il faut bien intercalé le rire, et en rire aux larmes, question de nourrir le mélodrame!

La trame des épisodes de la 1ère saison Des Hauts et des bas d'une «so»psy à potins ou The Bridget Jue's Diary se tisse donc autour de :
-l’artiste « groundé » tant espéré, rencontré au hasard d’une foule, célibataire, sans enfant dont LA maîtresse est la musique;
-le retour inattendu du gars ambivalent, flou et mêlé, qu’on avait mis tant de temps à oublier;
-le poète en fuite… en fuite de moi je crois bien ;
-le coup de foudre réciproque, vraiment réciproque, avec le mec déjà matché;
-le bon gars, celui qui a vraiment de l’allure, duquel on est finalement pas amoureuse;

Ceux qui me connaissent me diront en souriant que je devrais plutôt songer à écrire un « vrai » roman avec toutes les péripéties sentimentales des 15 dernières années de ma vie, plutôt que d’investir du temps sur ce blogue.

Mais pour l’instant, cette page est tout ce que je peux écrire, et elle m’est thérapeutique. Je crois que j’ai le cœur un peu plus fragile, que je ne veux bien en rire, je l’avoue. Je suis généralement de nature positive et optimiste, mais j'avoue que je me sens lasse de n’être que l’étincelle…

« il y a tellement d’étoiles dans le ciel
pourquoi je suis juste ton étincelle?
mon corps extra terrestre ne demande qu’à aimer
mais il est si fragile, malhabile » (A Moffatt)


À quel moment l’espoir devient-il une duperie, moi qui crois au magique?
À quel moment faut-il écarter les signes, moi qui crois au mystique?
À quel moment faut-il quitter la scène, moi qui rêve de musique?

Ah… et à quel moment me quittera donc ce sentiment mélancolique?

Prescription de super«psy»cielle à ces heures :
- quelques films de filles;
- quelques rituels Des dés de la destinée avec mon amie Manon;
- de l’improvisation;
- de la musique;
… et je ne vous cacherai pas que j’attends avec impatience la dernière émission de la saison 2008 Des Hauts et des bas de Sophie Paquin… tout d’un coup qu’elle aurait trouvé l’AMOUR!!!

3 commentaires:

LeDZ a dit...

Sans doute, c'est plus facile de le comprendre quand on le voit de l'autre côté du miroir...

C'est vrai que tu devrais écrire plus !

Anonyme a dit...

Test de commentaire. Même plus sûr savoir comment faire...

Anonyme a dit...

Il est très possible de faire les deux. Combiner le blog et l'écriture. Car j'avoue que j'ai lu ton texte avec intérêt et que j'étais emporté par le style, même si je ne suis pas le plus grand fan des jeux de mots, que tu manipules habilement. J'avoue du même souffle que , par bout, j'avais l'impression d'entrer dans des espaces où je me sentais un peu gêné d'avoir accès. Et d'autres passages où je préférais ne pas me poser de questions.

En tout cas, je termine ce texte en écoutant « Le berceau de la Vie » de Jacques Higelin, c'est très beau, et je te souhaite tout le bonheur que tu mérites, car tu en mérites beaucoup.

C'est vrai qu'on tangue sur une mer qu'on trouve parfois trop calme, même si nous redoutons la tempête.

De très Joyeuses Fêtes. Je vais essayer de produire un texte avant 2009.

Avec amitié, directement de mes insomnies...