18.12.07

Sortir l'écriture des boules à mites

Samedi dernier, je suis allée voir le spectacle de Julie Morin "Au pays des racines" au bar le Vieux St-Pierre à Victoriaville. Une prestation incroyable, où se mélangent poésie, musique, chansons à texte, émotions et sens du punch. Un spectacle qui m'a beaucoup touchée. (voir http://www.lanouvelle.net/article-i164646-Au-pays-des-racines-de-Julie-Morin.html )

Bon! là je vais faire mon discours féministe une minute, puis après je m'arrête c'est promis! UNE PRESTATION DE FILLE ACCOMPLIE!!! C'est vrai! Ça fait du bien de voir une prestation de fille sur la scène du Vieux St-Pierre, qui accote n'importe quelle prestation. Une soirée féminine qui n'avait rien à envier aux Pierre Lapointe, Richard Desjardins, voire même Daniel Bélanger par la profondeur des textes!

Cela dit, ce show a su me toucher et m'interpeller, au point où j'ai eu le goût de me remettre à l'écriture, à la création, à titre de passe-temps, entendons-nous! Alors je me suis mise à sortir des boules à mites de vieux calepins, de vieux poèmes, de vieux textes! C'est drôle, de se relire, 10, 12, 13 ans plus tard!!! C'est pas toujours beau, mais ça nous fait revivre des souvenirs!

Je vous partage aujourd'hui l'un deux, qui traduit très bien mon état en sortant de ce spectacle! C'est pas la grande poésie... mais c'est moi.


Retour à ma vraie nature!

Réveille, bouge, viens courir!
me répète l'enfant en colère.
Réveil bouge vient sentir!
ne fuis pas ta nature première.

Embrasse les couleurs de la terre,
des champs de foin et des fougères.
Respire les parfums de la vie,
l'odeur des fleurs, des pissenlits.

Regarde comme c'est beau l'hiver,
le vent, le froid, les courants d'air.
Écoute gronder le tonnerre,
la pluie, la grêle et les éclairs.

Réveille, bouge, viens courir!
me répète l'enfant en colère.
Réveille, bouge, viens sentir!
retourne à ta nature première.

Goûte aux cent milliards d'étoiles,
croque de tes dents les planètes.
Parcours l'espace, ouvre tes voiles,
vogue bien par-delà les comètes.

Joue dans les feuilles, joue dans l'eau,
chatouille grenouilles et crapauds.
Salis-toi, roule toi dans la boue,
crie, hurle, lance des cailloux.

Réveille, ose, aspire!
me répète l'enfant en colère.
Réveille, ose, désire!
ne fuis plus ta nature première.

Cultive, nettoie ton jardin,
débarrasse-le des mauvaises herbes.
Cueille la rosée du matin
et passe tes nuits dans les plaines.

Laisse-toi pénétrer de soleil,
cajoler de doux rayons chauds.
Envole-toi plus haut que le ciel,
ne t'inquiète plus, fais comme l'oiseau...

Réveille, ose, aspire!
me répète l'enfant en colère.
Réveille, ose, désire!retourne vers ta nature première

11.12.07

Petit pot de beurre ... et délire de psy


- Petit pot de beurre, quand te dé-petit-pot-de-beurrereriseras-tu?

- Je me dé-petit-pot-de-beurreriserai quand tous les petits pots de beurres se dé-petit-pot-de-beurreriseront...

- Or, les petits pots de beurres ne se sont pas dé-petit-pot-de-beurrerisés, et je ne me dé-petit-pot-de-beurreriserai donc jamais!!


Mais POURQUOI? La question est vitale. Elle renvoie non seulement au pot de beurre dans son individualité, avec son caractère unique, sa volonté propre, bref dans toute la splendeur de sa personnalité, mais elle renvoie aussi aux pots de beurre en tant que groupe, clan, tribu, gang, en tant que société, avec sa culture, ses moeurs, ses valeurs, son désir de se rassembler, et un fonctionnement qui lui est propre!

La question est complexe, mais non pas compliquée: psychologiquement parlant, pourquoi le petit pot de beurre ne s'est-il pas dé-petit-pot-de-beurrerisé, et sociologiquement parlant, pourquoi les petits pots de beurres ne se sont-ils jamais dé-petit-pot-de-beurrerisés?

Sans aucun doute, nous pouvons affirmer que le petit pot de beurre, en tant qu'individu, s'est fié sur le groupe, ou s'en est remis au groupe, dans son désir de changement. Chez ce petit pot de beurre, il semble donc y avoir un lieu de contrôle externe, et une certaine déresponsabiltisation individuelle qui entraînera, inexorablement, des conséquences sociétales. Une approche visant l'Empowerment, ou la reprise de pouvoir, serait dans ce cas-ci tout indiquée!

Toutefois, il s'avèrerait possible que le petit pot de beurre ait délibérément choisi de conserver sa position. Nous entendons ici un choix éclairé, s'appuyant sur des informations valides et justes. Nous parlons ici d'un choix permettant au petit pot de beurre de s'actualiser! Ce choix s'appuierait donc sur le système de valeurs du petit pot de beurre: sens de la tradition, amour du beurre, sécurité générée par le pot, peur de la nouveauté! Le renforcement positif, la reformulation, le reflet des valeurs et des compétences du petit pot de beurre seraient dans ces cas-ci des stratégies toutes indiquées.

Enfin, il existe également la possibilité que le petit pot de beurre ait été intimidé, ou forcé, par l'ensemble des autres petits pots de beurre, à conserver sa forme actuelle, à ne pas changer. Il y aurait alors usage mal intentionné du pouvoir, rapports de forces inégaux, voir même violence sociétale de la part de ses pairs, les petits pots de beurre? Il s'agirait d'un non-respect du droit fondamental pour tous les petits pots de beurre, voire même les plats de margarine, de choisir! Cette hypothèse, implique certes une intervention sociétale qui nécessite des moyens légaux, financiers, humains imposants, afin de faire respecter le droit fondamental de choisir ou non la dé-petit-pot-de-beurrerisation! Paradoxalement, l'appui gouvernemental de la société des petits pots de beurres est nécessaire pour intervenir sur cette même société...

Finalement, on ne peut conclure ce délire de psy, sans ajouter une dernière hypothèse: "et si les petits pots de beurres étaient tout simplement guidés par la force charismatique du petit pot de beurre qui ne se dé-petit-pot-de-beurrerisera jamais!!!" Nous pourrions ici être en présence d'un leader positif, d'un Gandhi, d'un Martin Luther King, d'un Gandalf. Malheureusement, et plus souvent qu'autrement, nous pourrions aussi être en présence d'un "gourou" de petits pots de beurre cherchant à ensorceler ces derniers et à les convaincre de se plier aux règles de la secte, qu'ils s'appellent George Bush, Rock Thériault ou Sauron!!! Dans cette dernière éventualité, une approche et des interventions nécessitant toute une chronique de pourenfiniraveclapsy, voir même d'un blog en entier, seraient nécessaires. Nous y reviendrons... ou peut-être pas!

5.12.07

Vieux motard que j'aimais: pour en finir avec La Psy!


Voilà ça (re)commence enfin... 3-2-1-0 party!

Il en aura fallu du temps tellement de temps, avant que je me lance dans l'aventure du Blog... et dans l'aventure de MA propre vie aussi!

C'est pas parce qu'on est psy qu'on ne fuit pas, croyez-moi!!! On fuit quand même: c'est juste qu'on en est consciente, qu'on en connait les raisons, l'origine, le mécanisme... pis qu'on choisit de façon délibérée et éclairée d'utiliser cette stratégie de façon temporaire ou temporairement permanente dans mon cas!!!

N'avoir rien à raconter... même plus ses propres rêves! N'avoir rien à rêver??? Se dire trop occupée ou préoccupée, avoir trop de travail ou d'éventail de surchage, avoir trop d'engagements, être trop engagée, trop centrée sur les autres, sur son hôte surtout, trop centrée sur la vie de l'autre, l'autre conjoint en l'occurence. Être trop engourdie surtout, TERRIBLEMENT engourdie!!! Tellement engourdie qu'on a rien à raconter?

Gelée la source d'eau vive et tonifiante qui me caractérisait: ou était passé le feu du Bélier, ou était passé l'enfant rebelle que j'étais!!! Quand, et pourquoi ai-je perdu contact avec cet enfant Big Bang, ce trippeux du cahos? Je pourrais m'éterniser sur ses réponses... mais je profiterai plutôt de l'instant présent pour rêver l'avenir! À tous ceux qui me liront, je suis franchement désolée d'être aussi décousue: mais quel bonheur d'avoir à recoudre, même si plusieurs morceaux sont recyclés!

Après 8 ans d'une relation intense qui a connu ses beaux moments de bonheur, mais qui était devenue toxiquement hermétique, je reprends contact avec moi-même, mes passions, mes rêves, ma créativité, mon désir de changer le monde, bref avec l'ENFANT REBELLE QUE JE SUIS!

Puisse ce Blog sans prétention me permettre de retourner vers ma vraie nature... sans trop vous ennuyer je l'espère! De toute façon, soyons sincère: on écrit d'abord pour soi!!!


Narcissiquement vôtre. Julie la Psy

18.2.07

l'univers est né de presque rien!

Ennemis des psy!
Je sais... je n'ai rien écrit encore sur ce blog...
En fait, ce n'est pas vrai! Au mois de septembre j'ai dû passer 3h00 à rédiger soigneusement mon profil... mais j'ai fermé ma page sans rien sauvegardé! Disons que je me suis découragé.
Aussi, je m'engage formellement, devant vous témoins, à déployer mon talent de rédactrice avant mes 32 ans, le 5 avril, c'est promi une promesse.... de Psy.